J+175 : le mercredi, le jour des bugs et bêtises
Ce matin, ce devait être une sortie vélo avec les ACB, de 72 km environ, sur des routes que je n'emprunte jamais, car il faut traverser la ville et surtout, descendre vers le port du Légué (j'aime pas les descentes) par une route extrêmement fréquentée en semaine (j'aime pas les descentes + la circulation), avec des virages (j'aime pas les descentes + la circulation + les virages), des travaux (j'aime pas les descentes + la circulation + les virages + les travaux) ... Le plan de route nous est toujours communiqué à l'avance ; je le regarde à chaque fois, mais il m'est assez difficile de tout retenir, surtout la première fois.
Je me rends au point de rendez-vous à 8h30 et les gars me charrient gentiment sur mon résultat à la Martine Hinault ; c'est vrai que j'en suis très fière - et j'ai raison de l'être - mais qu'au regard des performances passées de certains, c'est bien peu, comme je vais le découvrir ... Nous partons.
Je réalise rapidement que je n'ai pas totalement récupéré de ma Martine de samedi et que musculairement, ça va sans doute faire pleurer les ischios ; néanmoins le circuit est vraiment très agréable, ça descend, ça monte, ça tourne, ça retourne, ça redescend, ça remonte, c'est extrêmement varié. De jolies routes champêtres avec peu de circulation et ... Beaucoup de travaux de voiries. C'est de saison. En ce moment, les feux de circulation provisoires poussent comme les mauvaises herbes. Le peloton se disloque. Comme toujours. Mais on s'attend ou on se rattrape. Et soudain, le groupe de tête se met à accélérer brutalement. Je me retrouve derrière avec deux autres cyclos. Je les double. Ils me redoublent et ... Je les vois qui s'éloignent eux aussi à leur tour, loin, loin, toujours plus loin devant moi ... Je regarde ma montre : nous roulons depuis environ 34 km et 1h20 et là, je suis à plus de 35 km/h. Bendidonk, qu'est-ce qu'il se passe ? Ils ont mangé du lion ce matin ou quoi ? Pourquoi ils ne ralentissent pas pour m'attendre, comme ils le font d'habitude quand un cyclo ne parvient plus à rejoindre le groupe ? J'essaye d'accélérer encore, parce que le nom du patelin que je viens de traverser, ne me dis rien du tout - "Pléguier", où est-ce ? - mais c'est impossible : je suis complètement cuite et je roule déjà à 28-30 km/h depuis un bon petit moment, sans parvenir à les rattraper ; ils doivent donc être à 30-32 km/h de moyenne, au moins ...
La route tourne, je les vois encore, toujours plus loin ; la route retourne et ... Je ne les vois plus. J'arrive à Tréguidel. Un croisement. Six embranchements et ... Personne. Je prends la route qui m'indique la seule direction que je connaisse, sachant que ce n'est probablement pas la bonne ; mais s'ils ne m'ont pas attendu c'est que :
1. soit, ils ne se sont pas rendus compte qu'ils m'avaient perdu en chemin et ce, malgré les deux cyclos qui m'ont doublé avant Pléguier ;
2. soit et - plus vraisemblablement à mes yeux - ils m'ont bizuté. Les p'tits saligots ! (s'cusez-moi).
A dire vrai, je n'en suis pas très étonnée et je m'y attendais un peu. Pô grave, car maintenant, je sais où je suis et comment rentrer sur Saint-Brieuc ; aussi, je termine seule les 35 ou 36 km qu'ils me restent à faire et j'arrive à la maison avant 11h30, ce qui me laisse largement le temps de passer à la poste avant midi et de partir à la plage au plus tôt.
Finalement, ça m'a plutôt arrangé cette histoire ; enfin, je me dis que la prochaine fois, je noterais soigneusement l'itinéraire sur une feuille de route que je mettrais dans ma poche ; car, à Tréguidel, j'ai pris la D84 en direction de Plélo, au lieu de prendre la D51. Néanmoins, il est étrange que je les ai point retrouvé à Plélo ensuite ... Après, tout dépend de l'heure à laquelle ils y sont passés. C'est quelque fois l'affaire d'une minute ou deux, à peine.
L'itinéraire que j'ai suivi - 74,70 km en 2h50'11'' D+ 640 m, vitesse moyenne à 26,3 km/h (max à 47,8 km/h), FC moyenne à 132 bpm (max à 170), fréquence moyenne de pédale à 76 tours/minutes :
Et celui que j'aurais du suivre :
Et puisque les bugs et les bêtises, marchent toujours par trois, je vais en commettre une deuxième en me précipitant pour mettre mes lentilles jetables, avant de prendre le bus et descendre à la plage. Je mets la lentille gauche avant de placer la droite, sachant qu'en général, lorsque je procède ainsi, c'est la catastrophe assurée : aussi, cela ne loupe pas. Je positionne mal la lentille droite, crois l'avoir fait tomber, la cherche sans la voir avec un seul oeil "valide", ne la trouve pas, décide de placer une nouvelle lentille ...
Dans le bus, en route pour les Rosaires, je sens bien un léger inconfort au niveau de mon oeil droit ; dans l'eau, à marée descendante (marée haute à 12h54', marée basse à 19h27', coefficient de 46), avec une petite houle bien prononcée et un fort courant de Sud-Est, je crawle en 2T, 1094 m en 19'57'', aller respiration à droite, retour respiration à gauche, sens opposé à la vague, la gêne s'accentue. Dans les vestiaires de l'école de voile, j'ôte mes lentilles et découvre que j'en avais deux dans l'oeil droit et que l'une d'elle s'est déchirée en trois morceaux et malheureusement, si j'arrive bien à en retirer deux, je ne parviens pas à extraire le troisième et, au fur et à mesure de l'après-midi, la petite gêne va devenir une vraie douleur.
Je quitte la plage vers 17h30', après un fébrile et intense papotage avec Rachel qui part demain pour Vannes pour courir l'ultra-marin et là, un gigantesque embouteillage m'attend. J'ai très hâte d'arriver et de filer chez mon pharmacien préféré lui demander son aide, mais nous mettrons pas loin d'une heure pour faire un trajet qui, normalement, ne demande même pas trente minutes.
Fort heureusement, l'officine était toujours ouverte à 19h00' et la pharmacienne m'a soigneusement rincé l'oeil droit, très irrité et douloureux, avec quantité de sérum physiologique. Nous n'avons pas récupéré le morceau de lentille déchiré mais, théoriquement, mon oeil devrait le rejeter pendant la nuit. A surveiller toutefois. Une belle ânerie de ma part. Ce mercredi était décidément le jour des bugs et bêtises.
Première natation en shorty, mais je vous en parlerais plus longuement sur un autre fil.
La route tourne, je les vois encore, toujours plus loin ; la route retourne et ... Je ne les vois plus. J'arrive à Tréguidel. Un croisement. Six embranchements et ... Personne. Je prends la route qui m'indique la seule direction que je connaisse, sachant que ce n'est probablement pas la bonne ; mais s'ils ne m'ont pas attendu c'est que :
1. soit, ils ne se sont pas rendus compte qu'ils m'avaient perdu en chemin et ce, malgré les deux cyclos qui m'ont doublé avant Pléguier ;
2. soit et - plus vraisemblablement à mes yeux - ils m'ont bizuté. Les p'tits saligots ! (s'cusez-moi).
A dire vrai, je n'en suis pas très étonnée et je m'y attendais un peu. Pô grave, car maintenant, je sais où je suis et comment rentrer sur Saint-Brieuc ; aussi, je termine seule les 35 ou 36 km qu'ils me restent à faire et j'arrive à la maison avant 11h30, ce qui me laisse largement le temps de passer à la poste avant midi et de partir à la plage au plus tôt.
Finalement, ça m'a plutôt arrangé cette histoire ; enfin, je me dis que la prochaine fois, je noterais soigneusement l'itinéraire sur une feuille de route que je mettrais dans ma poche ; car, à Tréguidel, j'ai pris la D84 en direction de Plélo, au lieu de prendre la D51. Néanmoins, il est étrange que je les ai point retrouvé à Plélo ensuite ... Après, tout dépend de l'heure à laquelle ils y sont passés. C'est quelque fois l'affaire d'une minute ou deux, à peine.
L'itinéraire que j'ai suivi - 74,70 km en 2h50'11'' D+ 640 m, vitesse moyenne à 26,3 km/h (max à 47,8 km/h), FC moyenne à 132 bpm (max à 170), fréquence moyenne de pédale à 76 tours/minutes :
Et celui que j'aurais du suivre :
Et puisque les bugs et les bêtises, marchent toujours par trois, je vais en commettre une deuxième en me précipitant pour mettre mes lentilles jetables, avant de prendre le bus et descendre à la plage. Je mets la lentille gauche avant de placer la droite, sachant qu'en général, lorsque je procède ainsi, c'est la catastrophe assurée : aussi, cela ne loupe pas. Je positionne mal la lentille droite, crois l'avoir fait tomber, la cherche sans la voir avec un seul oeil "valide", ne la trouve pas, décide de placer une nouvelle lentille ...
Dans le bus, en route pour les Rosaires, je sens bien un léger inconfort au niveau de mon oeil droit ; dans l'eau, à marée descendante (marée haute à 12h54', marée basse à 19h27', coefficient de 46), avec une petite houle bien prononcée et un fort courant de Sud-Est, je crawle en 2T, 1094 m en 19'57'', aller respiration à droite, retour respiration à gauche, sens opposé à la vague, la gêne s'accentue. Dans les vestiaires de l'école de voile, j'ôte mes lentilles et découvre que j'en avais deux dans l'oeil droit et que l'une d'elle s'est déchirée en trois morceaux et malheureusement, si j'arrive bien à en retirer deux, je ne parviens pas à extraire le troisième et, au fur et à mesure de l'après-midi, la petite gêne va devenir une vraie douleur.
Je quitte la plage vers 17h30', après un fébrile et intense papotage avec Rachel qui part demain pour Vannes pour courir l'ultra-marin et là, un gigantesque embouteillage m'attend. J'ai très hâte d'arriver et de filer chez mon pharmacien préféré lui demander son aide, mais nous mettrons pas loin d'une heure pour faire un trajet qui, normalement, ne demande même pas trente minutes.
Fort heureusement, l'officine était toujours ouverte à 19h00' et la pharmacienne m'a soigneusement rincé l'oeil droit, très irrité et douloureux, avec quantité de sérum physiologique. Nous n'avons pas récupéré le morceau de lentille déchiré mais, théoriquement, mon oeil devrait le rejeter pendant la nuit. A surveiller toutefois. Une belle ânerie de ma part. Ce mercredi était décidément le jour des bugs et bêtises.
Première natation en shorty, mais je vous en parlerais plus longuement sur un autre fil.


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