Dimanche 30 novembre 2014

J-208 : le dimanche, vélo dans la brume

Je le savais bien que j'aurais du aller rouler hier ; je le savais bien ... C'est toujours ainsi que les choses se passent : il fait beau, il fait chaud et je pourrais rouler mais je n'y vais pas ; je me dis que demain étant également annoncé beau et chaud, je pourrais toujours y aller ... Et le résultat est à chaque fois le même : le demain prévu beau et chaud, s'avère être toujours un demain réel moche et méchant qui me fait amèrement regretter ma paresse de la veille. 

Aujourd'hui, les choses ne dérogent donc pas à la règle et la ouate qui recouvre l'agglomération à 9h00, est toujours là à 10h00. Je me félicite cependant d'avoir - pour une fois - écouté les voix de mes "trois filous favoris" (@Ririvélo, @Mimiesmiley, @Pixie beauté) et de ne pas m'être inscrite sur le trail de la Vallée de l'Urne ; car courir dans la boue, le froid, l'humidité et la brume, avec de surcroît un genou gauche récalcitrant : cela aurait été tout sauf une bonne idée et encore moins une partie de plaisir.

A 10h30, je me décide à sortir avec avec mon "bô @Toto" et mes running aux pieds. La ouate ne va pas se lever, aussi je vais tourner en rond tout autour de la ville, de sorte à être au stade André Allenic de Trégueux d'ici une heure, pour pouvoir y féliciter ma copine à l'arrivée de ses 20 km. 2h30' se prédisait-elle ... Hum hum hum, je me dis qu'en convertissant son temps estimé dans le monde réel, ça devrait lui faire moins de 2h00' et une arrivée probable avant 11h30'. J'ai vu juste. 1h49', 3ème féminine et à moins de 4'00'' de la première : que n'aurait-elle fait sans sa fatigue et son manque d'entraînement ? Cette fille a un potentiel extraordinaire et j'ai de plus en plus de doute sur le fait que l'on puisse réaliser ensemble l'Ultra-marin du Golfe du Morbihan en 2015 ... 

Je vois également des membres de mon club de triathlon et je ne pense même pas à leur demander leurs temps car je me sens ... dépassée, hors jeu et en dehors du coup, un peu ennuyée même par cette course au record personnel permanent, cette perpétuelle auto-évaluation. Il faut que je réfléchisse sérieusement sur ce sujet l'an prochain et que je me protège. Il faut que je me rappelle que je cours juste pour moi, que je cours pour mieux vivre et pour me sentir vivante. Point. Je ne suis et ne serais jamais une championne.

Je remonte en selle, avec une grosse dose d'irritation à évacuer : alors je roule je roule je roule. Emportée dans mon élan et dans la brume briochine. J'aime j'aime j'aime. J'adore même. Je ferais ainsi et sans trop m'en rendre compte 67,84 km en 2h52' : une sortie plutôt agréable, si ce ne sont mes pieds complètement gelés-insensibles et qui n'arrêtent pas de sauter des pédales automatiques (normal avec des running), lorsque je tente d'accélérer le "moulinage", plus l'humidité de plus en plus présente.

Petit aperçu de mes tribulations. 550 m de D+ cumulé. Vitesse moyenne à 23,6 km/h (min à 15,1 max à 33,9), FC moyenne à 135 bpm ou 70% de FCMax (min à 91 max à 163). Zone 1 = ... Zone 2 = ...


2 commentaires:

  1. Oui Valdes, l'auto évaluation elle est là, elle est permanente mais auto évaluation ne veut pas dire qu'on doit battre son record à chaque fois. On compare ses temps d'une fois sur l'autre, on compare ses temps par rapport aux autres, on se rapproche ou on s'éloigne.... et puis c'est tout. Pas se faire mal à la tête, du plaisir!

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  2. Certes certes certes, mais j'ai du mal à observer cette distance ou plutôt j'ai du mal à observer cette distance par rapport aux remarques des autres ... Donc une piste à travailler en 2015.

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