J-111 : le dimanche, retour de la "reine de la rando"
Aujourd'hui, je devais courir un semi (et pas planter des semis). Oui mais voilà, le semi est moche ; l'association qui l'organise, a une moche relation avec les coureurs (et plus particulièrement avec moi) ; mon genou gauche a un moche feeling de courir une moche course pour une organisation tout aussi moche ...
Oui mais voilà (bis), aujourd'hui, est un jour beau ; avec un temps beau ; un soleil beau et une lumière tout aussi belle : alors comment faire pour transformer le moche entraînement CAP-course prévu en quelque chose de beau pas-CAP mais tout aussi bénéfique ?
"- Ben alors ?"
"- Hé ho du bateau, t'es en cale sèche ?"
"- Oui, oui, j'te cause, toi, la "reine de la rando" ..."
"- Mais oui, mais oui, mais c'est bien sûr : de la rando !"
Une super méga giga et magnifique rando. Aussitôt dit, aussitôt fait. Je prends l'unique bus du dimanche matin qui relie Saint-Brieuc à Paimpol et l'Arcouest ; je descend là où j'avais fini ma rando improvisée de mardi dernier. Je suis à Plouezec - soit à "pied d'oeuvre", si j'ose dire - à 11h15'. Objectif : crapahuter jusqu'à Saint-Quay-Portrieux où je sais pouvoir prendre le même bus qui repasse dans la direction de Saint-Brieuc, à 18h41' ; c'est un peu limite mais je me dis que je peux peut-être y arriver. OpenRunner indique environ 32 km. 32 km ? Hein, en 7h00 : c'est rien pour la "reine de la rando" ....
Sauf qu'OpenRunner est un petit menteur, qui calcule les trajectoires en reliant des points comme les ailes d'une mouette, d'une falaise à une autre : soit en ligne droite. Or, je vais découvrir que la côte du Goëlo est tout, sauf une ligne droite et que Plouezec-Saint-Quay-Portrieux, c'est plus proche de 40 km que de 30 km ... Ma capahute s'arrêtera donc au final (et pour aujourd'hui) à Treveneuc.
En attendant une (prochaine) future rando qui me permettra de tout connaître de cette très belle côte, j'ai lié connaissance avec les falaises de Plouha. Que dire des-dites falaises ? Ah ben oui, y'a de la côte ou plus exactement de l'escalier. Visez un peu (photos un poil surexposées) ...
Le pire étant, ou plutôt, le plaisir étant, qu'une fois qu'on a grimpé les marches d'un côté, ben faut les redescendre de l'autre et puis recommencer ... Et cela moult fois. Je n'ai pas compter à force et j'ai ... adoré l'exercice. Follement. Infiniment. Passionnément.
Je me suis rendue compte que c'était une excellente préparation, autant physique que mentale, au raid du golfe du Morbihan. Pendant 6h00, quasi non-stop, j'ai crapahuté à un rythme soutenu ; avec l'horaire du bus à ne pas manquer, dans le rôle-titre de la barrière horaire et le balisage du GR comme une rubalise à ne pas perdre de vue. J'ai pu réellement tester combien je pouvais boire énormément par temps chaud (de 14-15 °C à midi à 19 °C à 15h00), sec et venté (vent de secteur Sud à 20 km/h en moyenne avec des rafales à 50 km/h) : pratiquement 2,5 litres ; combien cet aspect primait d'ailleurs sur l'alimentation où de petites prises régulièrement réparties, pouvaient me suffirent. Certes, j'avais mes bâtons de rando, lesquels soulageaient énormément l'effort musculaire demandé à mes jambes, mais j'ai pu constater que le pire n'était pas de monter/grimper, non, le pire c'est ... de descendre ; vraiment dangereux par endroit et j'ai plusieurs fois dérapé.
Une chose est sûre, je referais plusieurs fois l'exercice avant le raid du golfe du Morbihan, en mode rando ou en mode rando-course, afin de : 1. bien tester tout mon matériel ; 2. évaluer mon temps de course (aujourd'hui, en moyenne : 5 km/h, plutôt > 6 km/h en mode plat, plutôt < 4 km/h en mode escalier) ; 3. me forger un mental de "finisher" (= avancer avancer et encore avancer) ; et 4. habituer mon organisme à "endurer" un long, très très long effort vu que j'évalue celui-ci entre 11h30 (au mieux) à 13h30 (voir plus) sur 87 km ...
Une très très belle journée. Et un parcours mille fois plus beau que celui du semi d'Armor ...
Je me suis rendue compte que c'était une excellente préparation, autant physique que mentale, au raid du golfe du Morbihan. Pendant 6h00, quasi non-stop, j'ai crapahuté à un rythme soutenu ; avec l'horaire du bus à ne pas manquer, dans le rôle-titre de la barrière horaire et le balisage du GR comme une rubalise à ne pas perdre de vue. J'ai pu réellement tester combien je pouvais boire énormément par temps chaud (de 14-15 °C à midi à 19 °C à 15h00), sec et venté (vent de secteur Sud à 20 km/h en moyenne avec des rafales à 50 km/h) : pratiquement 2,5 litres ; combien cet aspect primait d'ailleurs sur l'alimentation où de petites prises régulièrement réparties, pouvaient me suffirent. Certes, j'avais mes bâtons de rando, lesquels soulageaient énormément l'effort musculaire demandé à mes jambes, mais j'ai pu constater que le pire n'était pas de monter/grimper, non, le pire c'est ... de descendre ; vraiment dangereux par endroit et j'ai plusieurs fois dérapé.
Une chose est sûre, je referais plusieurs fois l'exercice avant le raid du golfe du Morbihan, en mode rando ou en mode rando-course, afin de : 1. bien tester tout mon matériel ; 2. évaluer mon temps de course (aujourd'hui, en moyenne : 5 km/h, plutôt > 6 km/h en mode plat, plutôt < 4 km/h en mode escalier) ; 3. me forger un mental de "finisher" (= avancer avancer et encore avancer) ; et 4. habituer mon organisme à "endurer" un long, très très long effort vu que j'évalue celui-ci entre 11h30 (au mieux) à 13h30 (voir plus) sur 87 km ...
Une très très belle journée. Et un parcours mille fois plus beau que celui du semi d'Armor ...
Bilan de cette semaine sans CAP ni natation : 90 à 100 km de rando + 15 km de vélo ...

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Magnifique reportage photos!
RépondreSupprimerEt quand le ciel est bleu, ça donne certainement un tout autre visage que quand il est gris.
Quel kilométrage en rando!
Ah oui c'était dur mais absolument positivement merveilleusement magique-magnifique. Je me suis étonnée moi-même pour le kilométrage de marche. Beaucoup moins traumatique que la CAP, j'ai pu m'en rendre compte le lundi matin ... Nulle trace de fatigue ou de bobo. Bisous @Mimie
RépondreSupprimerWouah... Je crois bien que j'm'en vas aller randonner par là-bas un de ces 4.
RépondreSupprimerPour le reste tu as raison sur au moins deux points : les descentes sont dans ce type de terrain plus difficiles à gérer que les grimpettes et oui, c'est une excellente prépa pour le Morbihan. Et quand physiquement tu iras mieux, tu pourras enchaîner sur des rando-courses ;) Bises... Et au passage coucou Mimie, t'as vu ça jette un peu la Bretagne nan ?
Oui Oui Yacapa, je connais pas Bréhat mais je connais d'autres jolis coins pas si loin, le cap Fréhel par exemple....
RépondreSupprimerj'adore ce coin de Bretagne .....
RépondreSupprimerjolies photos