Lundi 1er juillet 2013

J+2 : lundi blues ..

On connaissait le Baby blues qui touche certaines mamans après la naissance de bébé, il y a aussi le Running blues qui affecte beaucoup de coureurs après la réalisation d'un gros objectif. Cette impression de vide immense, de pages de nos journées à venir soudainement blanches de toutes activités (surtout physiques), de tous plans d'entraînement à suivre et respecter, de tous rêves "éveillés" (puisque le rêve est devenu réalité) et qui nous donnent finalement l'impression d'être plus fatigués qu'avant l'échéance tant attendue ; plus encore peut-être lorsque le but visé a été atteint au-delà de toute espérance ...

Ainsi, après l'euphorie du dimanche où la fatigue et les endorphines m'avaient transformé en véritable Coucou Suisse, 100% survoltée, je me réveille le lundi, hagarde et triste, 100% déprimée ; de surcroît, le 1er juillet, signe non seulement la fin de l'année scolaire mais aussi la cessation de toutes mes activités associatives : natation, randonnée, ... Impossible de refaire la course avec autrui car, n'ayant pas trouvé de club d'athlétisme à Loudéac (plus d'entraîneur "adultes loisir" à l'automne 2012), je m'y suis préparée seule, y suis allée seule, ai couru l'épreuve seule ; je me rends bien compte que cela n'intéresse personne dans mon entourage, que le sujet aurait même plutôt tendance à l'ennuyer profondément pour ne pas dire l'agacer prodigieusement ...

Je me promets donc de m'inscrire dans un club à la rentrée 2013-2014, car ces échanges post-courses autour d'une pizza, d'un bon verre de cidre ou plus simplement d'un petit running de récupération, me manquent énormément. Alors, en attendant que cet épisode dépressif s'estompe de lui-même, je me suis refait la course un peu à ma façon en analysant les données du Garmin :
J'avais fait l'hypothèse (ici) d'une allure moyenne à 7'00'' le kilomètre ou 8,14 km/h et je n'en étais pas très loin ... J'avais prévu de mettre 2h11'09'' avant le premier pointage avant le ravitaillement à Larmor-Baden - annoncé vers le 18ème km mais en fait après le 21ème - et 5h13'16'' au pointage suivant vers le 40ème et je fais respectivement 2h31'59'' et 5h07'18'' : un peu plus que prévu dans un cas et un peu moins que prévu dans l'autre.

En réalité, il semble bien que pour la première fois de ma vie de "petite coureuse", j'ai fait une course très équilibrée ; en témoigne : 1ère partie de la course (du 1er au 29ème en 3h38' et 2ème partie du 29ème au 57,100ème en 3h49' environ).

Ce que je retiens, en sus des très beaux paysages, de la météo magnifique, de l'excellente organisation, de la gentillesse des bénévoles et de la foule encourageante, c'est la facilité avec laquelle j'ai pu enchaîner les épisodes course/marche, m'hydrater à suffisance lorsque j'ai vu la chaleur augmenter, rester le juste temps nécessaire au ravitaillement de façon à bien assimiler mais à ne pas m'ankyloser avant de repartir ... Une course très bien gérée, ce dont je suis fière et plus que tout, de manière presque "naturelle" puisque je n'ai écouté que mon organisme ...
A aucun moment, je n'ai envisagé abandonner, à aucun moment, je n'ai trouvé le temps long ; plus même, j'ignorais pouvoir courir plus de 6h00 et maintenant je sais que je le peux. Je n'ai souffert d'aucune ampoule, d'aucune crampe, ni de douleurs "violentes" comme lors du Marathon de Paris et le final sur le port en courant m'a laissé un souvenir tellement impérissable que ...

Je remets ça l'an prochain. La même distance. C'est une promesse que je me suis faite.

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