Dimanche 20 octobre

J+21 : le dimanche, je cours "les foulées du Golfe" sans me fouler

Il y a un an, jour pour jour, je courais mon premier marathon à Vannes ... Depuis, j'en ai couru deux autres : un "énorme", 100% urbain et cosmopolite, à Paris et un minuscule, champêtre et 90% autochtones à Laval.

Je voulais retourner à Vannes, retrouver cette atmosphère "d'avant-après" la fête dont j'avais été en partie privée à Paris (trop de monde le samedi après-midi à la "Running Expo") et à Laval (pas d'Expo du tout), mais ne pouvais évidemment pas refaire un 4ème marathon trois semaine après le 3ème ; et puis, cet été, j'ai reçu une lettre d'information de l'organisation du marathon de Vannes, avec le détail de toutes les courses et découvert qu'il existait aussi un 10 km, les Foulées du Golfe, .... Peu à peu l'idée a germée dans ma tête de m'y inscrire.

Le samedi matin, avant de partir, il pleut énormément à Loudéac et manifestement à Vannes également. Je croise les doigts afin
 que la pluie s'éloigne et c'est effectivement le cas lorsque je débarque à la gare après 14h00 : grand ciel bleu, soleil et même très chaud.


Je me rends directement à Kercado, à la "Running Expo" où j'ai enfin l'occasion de remercier le responsable d'A.S.O. qui m'avait offert mon dossard au Marathon de Paris 2013. Je rigole parce qu'il veut m'en offrir un autre pour Paris 2014, sinon Barcelone 2014 si je veux ... "Non non merci Mossîeur, point de marathon de printemps 2014 pour moi", j'lui ai dit ...

Je fais le tour des stands qui m'intéressent : "La Grégorienne", "Landes & ruyères Cap d'Erquy", "le Raid du Golfe du Morbihan", "Auray-Vannes", ... Je me fais mesurer ma glycémie (0,90 g/l 3h00 après le repas, paraît que c'est bien), mon souffle (0,87 VEMS/VEM 6 paraît que c'est bien aussi) ... Je passe un bon moment. Petite ballade dans Vannes, achats, retour à l'hôtel et dodo tôt.

Au matin, je découvre que le temps est le même que celui de la veille à la même heure, c'est-à-dire : flotte flotte flotte. Oups ! Je n'ai pas du tout la pression car je n'espère aucunement faire "un temps" comme on dit. C'est mon premier 10 km depuis deux ans. Sans préparation spécifique, sans travail de vitesse depuis des lustres et avec un entraînement très allégé depuis le marathon des Ecluses de Laval : faut pas rêver. J'arrive tôt sur la ligne de départ et m'échauffe mollement en attendant 9h30 (18' et 2,178 m). La pluie a cessé et semble ne pas vouloir revenir dans l'immédiat, mais le vent s'est réveillé et commence à souffler fort (de secteur Sud-Ouest à 25-35 km/h avec des rafales à 55 km/h)Je regarde les marathoniens arriver peu à peu. Je les envie. Je garde un tellement bon souvenir de mon premier l'an passé, ici même ..

Après un joli spectacle d'acrobatie aérienne avec des draps, le départ est donné. Nous partons 30' avant les marathoniens et sommes 1,200 inscrits sur cette épreuve (2,300 sur le marathon + 1,000 sur le duo)Il y a du monde, mais pas trop. Juste comme il faut et je trouve qu'il est assez facile de se dégager, malgré la relative étroitesse de la rue qui descend des remparts vers le port et les spectateurs assez nombreux qui nous applaudissent, de part et d'autre. Très vite nous arrivons sur le quai Eric Taberly, puis la promenade de la Rabine.





















A cause des travaux du nouveau port de commerce de Vannes et de la construction du tunnel routier de Kerino, nous empruntons un parcours légèrement modifié cette année et bifurquons vers l'Aquarium au lieu de continuer tout droit. Les rues sont plus larges, moins abritées, les coureurs plus espacés et les rafales de vent se font durement sentir. De face bien sûr. J'ai hâte d'arriver sur le sentier côtier, un peu moins exposé ...

Je passe le 5ème kilomètre en 26'30'' environ et comme c'est évidemment trop rapide vu mon manque de préparation évidente, je relâche au 7ème (as usual) et après le 8ème où il y a une "bébé côte". De surcroît, par crainte de désordres gastriques (fréquents chez moi), j'ai petit-déjeuné trop tôt : du coup, j'avais faim avant le départ, encore plus faim au 5ème et, malheureusement, il n'y avait aucun ravitaillement solide avant le 9ème. Au final, j'arrive en 55'34'' (temps officiel) ou 55'19'' (temps couru) : exactement ce que j'avais évalué. Je me classe 551ème sur 1,102 arrivants dont 496 féminines (6 CAF + 5 JUF + 7 ESF + 181 SEF + 174 V1F + 96 V2F + 25 V3F + 2 V4F), soit un peu plus de 45% ; et 26ème V2F sur 96. Pile poil au milieu.

Photo à venir

J'ai bien aimé cette épreuve, mais je ne suis pas très objective au sujet des courses organisées à Vannes, j'aime trop courir dans le coin sur le chemin des douaniers. 10 km : c'est dur, mais c'est court. Y'a pas à dire, 10 km, pour bien le faire, il faut travailler des 5 x 1,000 m, des 4 x 1,500 m et des 3 x 2,000 m ... Je vais en refaire un ou deux autres d'ici la fin de l'année.

Après l'arrivée, c'est chouette, car on a toutes les douches pour nous, pas de bousculade vu que les premiers marathoniens n'arriverons pas avant deux heures. J'en profite et prends mon temps, papote, grignote, bois et vais me positionner au 1er rang, derrière les barrières métalliques, au passage du premier semi, afin de profiter du spectacle des coureurs du marathon. Le temps se fait menaçant, mais il ne pleut pas encore ...

Un premier homme arrive et, alors que nous croyons qu'il s'agissait du premier marathonien et lancions une grande salve d'applaudissement accompagnée de nombreux "bravos", nous sommes tous énormément déçus de découvrir que c'est "seulement" un coureur du duo ... Aarrff, c'est ce qu'on appelle "se faire voler la vedette". Puis la première féminine (Nathalie Vasseur, comme l'an passé) ; la 2ème ; jusqu'aux meneurs d'allures 3h30 dont l'une a perdu sa flamme - manifestement à cause du vent qui souffle vraiment très fort à présent - et la tient à la main en courant et soudain ... Le déluge s'abat sur nous. Des trombes d'eau. Presque de la grêle. Mon sac à dos, posé sur le trottoir, est noyé dans le caniveau. Tout les spectateurs courent se réfugier dans les gradins du stade, avec une énorme pensée pour les pauvres marathoniens et tous les bénévoles qui vont devoir rester sous la flotte pendant une heure et beaucoup plus pour certains ... Je n'ose même pas imaginer l'état des sentiers par lesquels nous sommes passés.

Décidément, je me dis que j'ai eu "le nez fin" en courant le marathon à Vannes l'an passé, où le temps était absolument magnifique et cette année, les Foulées qui sont arrivées bien avant la pluie. En fait, ce jour-là, il fera le même temps que la veille : pluie diluvienne jusqu'à 14h30, soit ... la fin de l'épreuve !


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