Lundi 13 mai 2013

J-47 : le lundi c'est ... Insomnie

L'adrénaline est une hormone naturelle produite par les glandes surrénales (= situées au-dessus des reins) et appartenant à la famille des catécholamines. Les catécholamines sont des neurotransmetteurs ou neuromédiateurs ; ce sont des molécules chimiques qui assurent la transmission de message(s) d'un neurone à un autre. L'adrénaline - qui porte aussi le nom d'épinéphrine - est secrétée naturellement par notre organisme afin de lui permettre de lutter contre des agressions ou des situations ressenties comme telles (stress, panique, conflit, colère, danger, examen, compétition, ...).

La présence d'adrénaline dans le sang provoque instantanément des réactions dans le corps et lorsque ses niveaux sont élevés, ces réactions permettent un apport rapide en oxygène vers le cerveau et les muscles, une augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression sanguine et de la force musculaire. Chez le sportif, les effets de l'adrénaline peuvent donc être très avantageux car ils entraînent directement une amélioration notable des performances.

Les effets immédiats de la libération d'adrénaline

Zones du corps
Réaction
Effet
Coeur
Augmentation de la fréquence cardiaque
Le cœur bat plus vite
Vaisseaux
Vaso-dilatation
Les muscles reçoivent plus de sang
Muscles
Augmentation du tonus
Les muscles se tendent
Peau
Horripilation
Les poils se dressent pour impression l'adversaire
Appareil digestif
Diminution de la mobilité
La digestion se ralentie
Cerveau
Meilleure oxygénation
Augmentation de la vigilance
Sens (vue, ouïe, ...)
Dilatation des pupilles
Augmentation de la vigilance

Sous l'effet de l'adrénaline, le corps mobilise ses forces afin de pouvoir réagir rapidement à la situation de stress à laquelle il doit faire face et ce, quelle qu'en soit la nature ...

Le stress est un processus subjectif qui dépend d'un "événement", mais aussi et surtout, de l'évaluation de la situation, par un individu, des ressources dont il dispose. Chez le sportif, le stress a aussi des vertus facilitatrices et permet de se dépasser. La réaction de stress est utile et nécessaire : elle mobilise l'énergie fournie par l'adrénaline et prépare à l'action. On peut donc parler de stress positif qui est un véritable moteur. C'est ce que l'on appelle la "zone optimale de performance".


Mais l'adrénaline n'agit pas seule. Quelques temps après sa production, une autre hormone, le "cortisol", se joint à elle. Sécrété lui aussi naturellement par la glande surrénale, à partir du cholestérol, le cortisol - ou "hydro-cortisone" - est une hormone qui stimule la "lipolyse". La lipolyse, du grec "lipos" (= graisse) et "lusis" (= dissolution) est la dégradation des lipides des protéines et des glucides et leur transformation en glucose sanguin, élément énergétique plus facilement utilisable par le corps humain. Le cortisol a ses adeptes et des détracteurs (une bonne et une mauvaise action) et je vous en reparlerais ultérieurement .... 

Les deux hormones travaillent de concert et nous permettent de puiser dans nos réserves d'énergie : elles nous "boostent". Cependant, dans certaines disciplines - comme le marathon - il est préférable de contrôler ces débordements excédentaires et de conserver l'énergie pour plus tard dans la course. Enfin, la décharge d'adrénaline sera d'autant plus importante que l'effort est intensif ; mais - car il y a un "mais" - après l'effort, l'organisme devra prendre le temps de réguler la production d'adrénaline qui le maintient en état d'éveil, voire d'excitation (cf. le tableau ci-dessus). Dans le cas contraire, le sportif pourra être sujet à l'insomnie : il refera sa compétition en boucle, analysera sa propre prestation, repensera aux événements, au déroulement de l'épreuve, à sa stratégie, etc. ... 

C'est exactement ce que j'ai ressenti dans la nuit de dimanche à lundi, au cours de laquelle, j'ai très peu - et surtout très mal - dormi ; et je n'étais pas la seule, car ce lundi soir, au club de natation, certain(e)s participant(e)s tournaient manifestement à plus de deux cent mille volts ... Séance "cool" de 60' et 1,900 m dont 47% CR 33% BR 20% DOS - 68% Nage Complète 21% Jambes 11% Jambes :

200 m ECHAUFFEMENT
50 m CR 3T 50 m DOS 50 m BR 25 m DOS 25 m BR
1400 m CORPS DE SEANCE
200 m NC en 2 x [50 m DOS 50 m BR]
150 m JAMB en [50 m BATT JAMB DOS 50 m JAMB BR 25 m BATT JAMB DOS 25 m JAMB BR] avec planche
100 m NC en 2 x [25 m DOS 25 m BR]
50 m JAMB en [25 m BATT JAMB DOS 25 m JAMB BR] avec planche
200 m CR 2T D&G
150 m BATT JAMB CR avec palmes et planche
100 m CR 3T avec pull
50 m BATT JAMB CR avec palmes et planche
4 x [50 m CR 3T 50 m BR]
300 m RC
100 m CR 3T avec pull
50 m CR 3T 50 m DOS 100 m BR

Cette semaine, je vais une nouvelle fois remanier sensiblement l'ordre et le contenu de mes entraînements CAP, pour m'adapter à cette fatigue physique et psychique, totalement inattendue ; privilégier, par exemple, l'EF à petite vitesse aux efforts intenses. Néanmoins, je suis étonnée d'avoir produit autant d'acide lactique au regard du peu d'épreuves auxquelles j'ai participé : manque d'habitude ? Je n'ai pas le souvenir d'avoir eu les jambes autant courbaturées après mon premier 10 km ...

En conclusion, les épreuves de natation - en particulier de type sprint, 100 et 200 m - s'apparentent plus aux compétitions de gymnastique sportive de ma jeunesse qu'à celles de course à pied qui ne font pas forcément appellent aux mêmes filières énergétiques. En gymnastique ou en natation, on s'échauffe puis on patiente - des fois assez longtemps - avant d'être appelé pour une première épreuve, puis on attend à nouveau, mais sans se relâcher complètement afin d'être encore "explosif" sur une seconde épreuve, etc. ... En course à pied, c'est totalement différent puisque l'effort est plus long et continu.

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