Mercredi 15 mai 2013 (2)

J-45 : le mercredi, l'après-midi on fait marcher les pieds

Comme il n'y a pas que la CAP (ou la natation) dans la vie, nous poursuivons notre route vers la Normandie et la Baie du Mont-Saint-Michel, pour une traversée aller et retour commentée ; soit un peu moins de 15 km.

A 14h00, au Bec d'Andaine (au Nord-Ouest d'Avranches sur la carte ci-dessus), le ciel est chargé de Nimbostratus (couche nuageuse grise souvent sombre comme sur la photo ci-dessous) et notre guide nous encourage à revêtir une ou deux couches de vêtements bien chauds et d'un bonnet pour nous protéger du vent toujours très présent dans la baie ; en revanche, le short court et les pieds nus sont recommandés car nous allons traverser deux "fleuves", la Sée et la Sélune et l'eau peut quelquefois monter jusqu'à mi-cuisses ...




Peu après notre départ, le vent éloigne les nimbostratus et le risque de pluie et laisse la place à un beau ciel bleu chargé de Cumulus ; cela nous fait dire que, décidément, la Baie du Mont-Saint-Michel est aussi magnifique que changeante et mérite amplement son classement au "patrimoine mondial" de l'UNESCO.


C'est étonnant de regarder le versant nord du Mont, extrêmement boisé, très vert et vraiment escarpé ...



Nous avons fait la traversée avec un guide expérimenté, un jour de petit coefficient (62), à marée descendante. En France, l'ampleur de la marée, par rapport à sa valeur moyenne, est indiquée par le coefficient de la marée, exprimé en centièmes et qui prend une valeur comprise entre 20 et 120.

Le marnage est la différence de hauteur d'eau entre une pleine mer et une basse mer successives. Il varie entre la période de vives eaux - moment où il est le plus fort, où la mer découvre et recouvre le plus, où les courants sont plus forts - et la période de mortes eaux, où inversement, il est plus faible.

Dans la baie du Mont-Saint-Michel, le marnage peut atteindre 14 m par forts coefficients. La marée peut surprendre et être dangereuse car son amplitude varie énormément d'une semaine à l'autre. Chaque année, 150.000 personnes traversent la baie et régulièrement, des baigneurs, des pêcheurs à pieds ou de simples promeneurs restent piégés sur des bancs de sable lorsque la marée monte ; ils se retrouvent alors en difficulté, obligeant la sécurité civile à leur porter secours ou, pire, sont emportés par le courant, lorsqu'elle se retire ... Sans compter les lâchers d'eau du nouveau barrage sur le Couesnon ou les sables mouvants : il faut donc être prudent.

Le marnage - source : Ministère de l'Éducation Nationale

3 commentaires:

  1. tu ne précises pas trop que le Mont Saint Michel est bien en Normandie hein ;-)

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    1. Ah bon, comment ça le Mont-Saint-Michel est en Normandie ... M'euh ?
      Comme dit le dicton : « Le Couesnon en sa folie a mis le Mont en Normandie »
      Il fût un temps où le fameux Mont était bel et bien breton et tac !

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  2. Beau récit, je parle pour les 2 parties, matin et après midi.

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